C’est tout le sens de l’atelier sur les changements climatiques et ses répercussions sur l’environnement tenu le 5 octobre 2022 à Yaoundé (Cameroun). l’USFE, entendez » United Voice to Serve Forest and Environment « , vient de bénéficier d’un accompagnement de l’ONG international Global water partnership. Cet atelier vise entre autres à fédérer les efforts de ses partenaires pour faire du Cameroun un pays émergent en 2035.
Compte tenu de l’ampleur des défis qui pèsent sur la biodiversité et l’environnement naturel, en raison des activités humaines, le monde est appelé à faire face aux conséquences des changements climatiques. Un phénomène qui menace les moyens de subsistance d’un milliard de personnes dans plus de 100 pays. Face à cette situation, des mesures urgentes sont à prendre pour sauvegarder et protéger la vie humaine. Et pour faire face à ces dangers sur l’humanité, le Programme Eau, Climat, Développement-Genre (Wacdep G) du GWP Cameroun, dans ses missions régaliennes se propose d’accompagner l’initiative de Tree for Hope dans sa mise en œuvre des investissements genre – transformateur dans le secteur de l’eau. C’est pour outiller les principaux bénéficiaires que sont les femmes et les enfants que Wacdep G a décidé d’accompagnement cet atelier.
En mettant en exergue l’approche Tree for Hope, il est également question de valoriser l’agroforesterie (qui associe la plantation des arbres et des arbustes), qui est une solution efficace à la lutte contre la faim et la pauvreté. C’est d’ailleurs dans cette logique qu’un site expérimental a vu le jour à Ahala Barrière en banlieue sud de Yaoundé.
Au sortir de cet atelier, il sera question de mettre sur pied un cadre de compréhension de l’encrage de l’initiative Tree for Hope dans le programme Wacdep G mais aussi d’informer et de susciter l’intérêt du grand public et des institutions gouvernementales.
C’est tout le sens de l’atelier sur les changements climatiques et ses répercussions sur l’environnement tenu le 5 octobre 2022 à Yaoundé (Cameroun). l’USFE, entendez » United Voice to Serve Forest and Environment « , vient de bénéficier d’un accompagnement de l’ONG international Global water partnership. Cet atelier vise entre autres à fédérer les efforts de ses partenaires pour faire du Cameroun un pays émergent en 2035.
L’enjeu : contrecarrer l’opérationnalisation d’un projet gouvernemental qui menace l’intégrité de certaines aires protégées du pays, dont le parc national des Virunga.
Un collectif d’artistes de la ville de Goma, en République démocratique du Congo (RDC), a organisé un concert le 23 septembre 2022, pour exiger l’annulation de la vente aux enchères des blocs de pétrole et gaz. Le concert a été organisé pour contrer la décision prise par le gouvernement congolais de mettre aux enchères les droits d’exploitation de 30 blocs pétroliers et gaziers, dont certains chevauchent des aires protégées du Bassin du Congo (considéré comme le deuxième poumon forestier du monde après l’Amazonie; Ndlr). Le slogan de cette activité était le suivant : « Ensemble protégeons nos forêts et nos parcs pour l’avenir de nos enfants ».
Dans la même veine, environ 200 jeunes militants congolais ont marché pour la protection du climat au cours de la même journée à Limete, commune la ville de Kinshasa. La manifestation se tenait en marge de la pré-COP 27, prévue du 3 au 5 octobre en RDC, relate AFP. De l’avis de la secrétaire générale du Mouvement des jeunes pour la protection de l’environnement, Rose Mathé, le projet engagé par le gouvernement congolais est « en contradiction » avec la volonté du pays de se présenter comme solution contre le dérèglement climatique. « Le monde est en train de faire une transition vers les énergies renouvelables, qui ne polluent pas. Mais, l’exploitation pétrolière, elle, au contraire, détruit l’environnement », explique-t-elle.
En juillet dernier, la RDC a mis aux enchères les droits d’exploitation de 27 blocs de pétrole et trois de gaz. Selon des défenseurs de l’environnement, neuf de ces blocs traversent des aires protégées, notamment le parc national des Virunga (créé en 1925 et étendu sur une superficie de 790 000 hectares) inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. En outre, les concessions concernées couvrent 11,2 millions d’hectares de forêt tropicale et un million d’hectares de tourbières.
Le gouvernement congolais, pour sa part, rassure qu’aucun de ces blocs ne se trouve dans les zones écologiquement sensibles. Le ministre des hydrocarbures, Didier Budimbu, entrevoit des revenus de l’ordre de 2000 milliards de dollars américains, pour engager des projets de développement.
L’enjeu : contrecarrer l’opérationnalisation d’un projet gouvernemental qui menace l’intégrité de certaines aires protégées du pays, dont le parc national des Virunga.
Au Cameroun et en République démocratique du Congo la disparition rapide des forêts sacrées inquiète toutes les instances. Lieu de rites ancestraux et de pratique sacrificielle, les forêts sacrées subissent de plus en plus de pression au péril de leur biodiversité et de leur rôle écologique. Pour inverser la tendance, chefs traditionnels, société civile et gouvernements multiplient les initiatives. Les détails dans ce grand format, signé Boris Ngounou et Myriam Iragi, avec le soutien du Rainforest Journalism Fund et du Pulitzer Center.
Au Cameroun et en République démocratique du Congo la disparition rapide des forêts sacrées inquiète toutes les instances. Lieu de rites ancestraux et de pratique sacrificielle, les forêts sacrées subissent de plus en plus de pression au péril de leur biodiversité et de leur rôle écologique. Pour inverser la tendance, chefs traditionnels, société civile et gouvernements multiplient les initiatives. Les détails dans ce grand format, signé Boris Ngounou et Myriam Iragi, avec le soutien du Raindforest Journalism Fund et du Pulitzer Center.
Au Cameroun comme en République démocratique du Congo (RDC), les communautés villageoises assistent à la disparition de leurs forêts sacrées. Lieu de rites ancestraux et de pratique sacrificielle, les forêts sacrées subissent de plus en plus de pression au péril de leur biodiversité et de leur rôle écologique. Pour inverser la tendance, les chefs traditionnels, la société civile et les gouvernements multiplient les initiatives.
À Bafoussam, le chef-lieu de la région de l’ouest au Cameroun, « Ngouh Ngouong », une forêt sacrée située au quartier Ndiangdam, est au cœur d’une affaire entre le chef supérieur et trois notables de la cour royale. Le Chef Njitack Ngompe Péle a infligé de lourdes sanctions à ces trois notables, pour leur rôle dans l’envahissement de cette forêt sacrée. Ces derniers ont conclu la vente d’une parcelle de terrain entre les deux sites, considérés comme mâle et femelle, de « Ngouh Ngouong ». Et pourtant cette forêt a déjà perdu plus de la moitié de sa superficie en seulement cinq ans.
La pression de l’homme s’exerce aujourd’hui sur toutes ces forêts sacrées, que l’on trouve de manière parsemée dans les différents villages de la région de l’Ouest du Cameroun. Dans cette zone essentiellement constituée de savanes, et où les plantations s’étendent à perte de vue, les chefs traditionnels, considérés localement comme les premiers gardiens des forêts sacrées, déplorent une litanie de menaces.
Des chasseurs pyromanes
« De nos jours à Batié, les forêts sacrées sont confrontées à plusieurs menaces. Les gens y viennent chercher du bois et d’autres y font de la chasse. Et certains chasseurs mettent du feu, dans le but de pousser les rongeurs, notamment des rats, à sortir de leurs terriers. Outre cette pratique destructive, il y a l’invasion de ces forêts par l’activité agricole. Certains riverains des forêts étendent leurs plantations jusqu’à l’intérieur de la forêt » explique Tchouankam Theodore Dada, chef supérieur du village Batié.
Les forêts sacrées de Batoufam, localité située à environ 50 km au nord-est de Batié, ne sont pas moins épargnées. « La déforestation que nous subissons ici est surtout le fait des jeunes qui partent des villes pour s’installer au village. Ces derniers ne respectent pas les coutumes et encore moins les forêts sacrées. C’est ainsi qu’ils y entrent, coupent du bois, ou pratiquent de l’agriculture » explique Nayang Toukam Inocent, chef supérieur Batoufam.
Des chefs traditionnels pointés du doigt en RDC
Les galeries forestières de Mbankana ont été surexploitées jusqu’à leur disparition, pendant les deux dernières décennies. Dans cette zone périurbaine située à environ 150 km de Kinshasa la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), l’expansion de la ville, la recherche de nouvelles terres à exploitées, la pauvreté, l’absence de débouchés et la mauvaise gestion de terre par les chefs coutumiers ou traditionnels, sont remis en cause.
Pour José Mubake, habitant de Mbankana, les chefs traditionnels sont les premiers responsables de la disparition des forêts sacrées. « Nos chefs coutumiers sont égoïstes dans leur posture de gardien des terres. Par cupidité et par soif d’argent, ils ont vendus des terres occupées par les forêts sacrées à des particuliers, oubliant la tradition. », déplore José Mubake.
La banalisation des forêts sacrées
La Fondation internationale pour le développement, l’entrepreneuriat et la protection de l’environnement (Fidepe), fait partie des organisations non gouvernementales (ONG) actives dans la lutte pour préservation des forêts sacrées. À Bafoussam où elle est installée, elle constate que les forêts sacrées ont presque perdu leur caractère sacré auprès des générations actuelles. « Les religions étrangères et plus particulièrement le christianisme, considèrent nos rituels sacrificiels comme étant des pratiques sataniques. Cela pousse beaucoup de nos frères à rejeter leur tradition ainsi que les lieux où celle-ci est pratiquée. C’est pourquoi de nos jours, vous verrez n’importe qui s’introduire dans les forêts sacrées, n’hésitant pas de les piller au passage. », déplore Clovis Koagne, le président de Fidepe.
Les règles et codes coutumiers qui protègent les forêts sacrées ne sont pas toujours respectés par les riverains. « Avant d’entrer dans la forêt, vous devez demander l’autorisation aux chefs coutumiers. Et si vous passez outre leur autorité, un malheur peut vous arriver en forêt. Vous pouvez même vous perdre. », explique Willy Fimpele, notable de Mbankana en RDC.
Un patrimoine au cœur des enjeux climatiques et biologiques
Il existe deux grands types de forêts sacrées. Les forêts sacrées de quartier ou forêts sacrées lieu de cultes et les forêts sacrées de chefferie. Les forêts sacrées de quartier sont des îlots de forêts naturelles situés dans la quasi-totalité des quartiers de chaque village. Pour les populations, ces forêts abritent les dieux qui protègent ou viennent-en aide en cas de difficulté. Les forêts sacrées de chefferie sont quant à elles, des îlots de forêts naturelles rencontrés autour de la chefferie de chaque village. Elles sont le lieu des rites initiatiques des différents clans du village. Les grands dignitaires du village ou notables organisés en sociétés secrètes y tiennent leurs réunions.
Derniers bastions forestiers pour les régions explorées au Cameroun et en RDC, les forêts sacrées font partie des aires du patrimoine autochtone et communautaire (Apac). Elles sont conservées par des communautés locales sur la base des us et coutumes. Au Cameroun ces forêts ne sont pas prises en compte par la loi de 1994 sur les forêts. Ce vide juridique s’ajoute aux nombreuses menaces que rentrent ces espaces dont l’addition se chiffre en termes de millions d’hectares, selon Fidepe. C’est donc une surface forestière considérable dans la lutte contre le réchauffement climatique, à travers l’absorption des gaz à effet de serre.
Par ailleurs, ces forêts sont déterminantes pour l’atteinte des objectifs de l’Agenda post 2020 de la Convention sur la biodiversité. Publié le 12 juillet 2021 par le secrétariat de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB), cet agenda comprend 21 objectifs pour 2030 qui demandent, entre autres, qu’au moins 30 % des zones terrestres et maritimes mondiales soient conservés. « Les forêts sacrées regorgent d’espèces animales et végétales variées dont la disparition serait dramatique pour la biodiversité et même pour la médecine traditionnelle. Et même si nous plantons des acacias ou des eucalyptus, nous ne réussirons pas à ramener ces arbres primitifs, réservoir du savoir traditionnel, que nous ont légué nos ancêtres. », indique Salah Mushiete, chef du village Impini situé dans la province Kwilu au sud de la RDC.
Le projet Cobalam
Pour inverser la disparition des forêts sacrées du Cameroun, le gouvernement et ses partenaires, notamment l’ONU-Environnement, ont procédé en 2021 au lancement du projet « Éliminer les obstacles à la conservation de la biodiversité, à la restauration des terres et à la gestion durable des forêts par la gestion communautaire des paysages (Cobalam) ».
Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), et mis en œuvre par l’ONG Rainforest Alliance, Cobalam a pour but de conserver la biodiversité dans les hautes terres de l’ouest et la région du Sud au Cameroun à travers une approche de gestion durable du paysage, dans laquelle les Forêts à hautes valeurs de conservation (FHVC) sont protégées.
La composante 1 du projet Cobalam se concentre sur l’amélioration d’un environnement favorable afin que les FHVC, parmi lesquelles se trouvent les forêts sacrées, soient mieux protégées. « Les chefs traditionnels avec qui nous travaillons nous ont notamment fait par d’un besoin de délimitation des forêts sacrées. Et nous pensons aujourd’hui que la mise en œuvre d’une cartographie participative est cruciale pour l’avancement de la préservation de ces zones » explique Jacques Waouo, Team Manager à Rainforest Alliance.
Boris Ngounou et Myriam Iragi, avec le soutien du Rainforest Journalism Fund et du Pulitzer Center
Au Cameroun comme en République démocratique du Congo (RDC), les communautés villageoises assistent à la disparition de leurs forêts sacrées. Lieu de rites ancestraux et de pratique sacrificielle, les forêts sacrées subissent de plus en plus de pression au péril de leur biodiversité et de leur rôle écologique. Pour inverser la tendance, les chefs traditionnels, la société civile et les gouvernements multiplient les initiatives.
With three months to go before COP27, the Global Center on Adaptation (GCA) reveals a funding crisis for climate change adaptation in Africa. In its new report published on 31 August 2022 in Dakar, Senegal, the organisation says that the cumulative financing for adaptation expected before 2030 will represent less than a quarter of the needs estimated by African countries in their nationally determined contributions (NDCs).
« Financial innovation for climate adaptation in Africa ». This is the title of the new report by the Global Center on Adaptation (GCA). The document was presented on 31 August 2022 during a meeting at the presidential palace in Dakar, Senegal. According to this report, in 2019 and 2020, 11.4 billion dollars would have been allocated to financing adaptation to climate change in Africa, with more than 97% coming from public actors and less than 3% from private sector actors. This is far below the estimated $52.7 billion per year by 2030 for African countries.
The GCA thus points out that the cumulative adaptation financing planned before 2030 will represent less than a quarter of the needs estimated by African countries in their nationally determined contributions (NDCs). To get back on track with climate change adaptation financing, which is progressing very slowly in Africa, the organisation wants to rely on the African Adaptation Acceleration Programme (AAAP), which it has developed with the African Development Bank (AfDB).
Mobilising $25 billion by 2025
By publishing its new report in Senegal, the GCA wants to be able to count on the « bold leadership » of President Macky Sall. « It is essential to accelerate global action on climate adaptation ahead of the African Adaptation Summit on 5 September 2022, » said Dr Patrick Verkooijen, GCA CEO.
« The long-predicted climate emergency is here and is amplifying the global food, energy and fiscal crisis caused by Covid 19 and the war in Ukraine. Africans have contributed virtually nothing to this climate change, yet the continent is suffering far more than other regions of the world, » says President Macky Sall.
The Senegalese president will join other world leaders at the Africa Adaptation Summit at the GCA’s headquarters in Rotterdam, the Netherlands. The event will be an important step towards the « African COP » which will take place from 7 to 18 November 2022 in Sharm El-Sheikh, Egypt.
With three months to go before COP27, the Global Center on Adaptation (GCA) reveals a funding crisis for climate change adaptation in Africa. In its new report published on 31 August 2022 in Dakar, Senegal, the organisation says that the cumulative financing for adaptation expected before 2030 will represent less than a quarter of the needs estimated by African countries in their nationally determined contributions (NDCs).