Vingt représentants des communautés côtières de Mbiako et Yoyo prennent part, les 24 et 25 juin 2026, à une formation de l’Environmental Justice Foundation (EJF) destinée à renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). L’initiative, soutenue par l’Union européenne, ambitionne de faire des communautés locales des acteurs clés de la protection des ressources halieutiques et de la sécurité alimentaire.
Cette formation, qui se tiendra les 24 et 25 juin 2026, permettra aux 20 représentants du Comité Riverain de Gestion Participative (CRGP) d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour identifier et lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), promouvoir des pratiques de pêche durables et renforcer la gestion communautaire des ressources halieutiques locales.
Des pêcheries saines sont essentielles à la sécurité alimentaire, à l’emploi et à la résilience économique des communautés côtières du Cameroun. Pourtant, les pratiques de pêche illégales et destructrices continuent de menacer les populations de poissons et les moyens de subsistance de ceux qui en dépendent.
En renforçant le leadership local et en sensibilisant aux réglementations en matière de pêche, cette initiative vise à donner aux communautés les moyens de jouer un rôle plus important dans la protection des ressources marines et à garantir que les pêcheries restent productives pour les générations à venir.
Selon Louis Fils Magmaen, pêcheur et président du Comité Riverain de Gestion Participative de Yoyo : « Nos communautés dépendent de pêcheries saines pour leur alimentation, leurs revenus et leur avenir. Nous constatons chaque jour les conséquences de la pêche illégale et de la baisse des prises. En renforçant les savoirs et le leadership locaux, nous pouvons contribuer à protéger nos pêcheries, soutenir les pêcheurs qui respectent les règles et garantir les moyens de subsistance de la prochaine génération ».
Steve Trent, PDG et fondateur de l’Environmental Justice Foundation, a déclaré : « Lorsque les communautés disposent des connaissances, des outils et de l’autorité nécessaires pour contribuer à la gestion de leurs pêcheries, elles deviennent les gardiens les plus efficaces de l’environnement marin. Renforcer le leadership local est essentiel pour lutter contre la pêche illégale, protéger les populations de poissons et garantir des moyens de subsistance durables. L’avenir des pêcheries camerounaises dépend de l’autonomisation des personnes qui en dépendent le plus. »
Cette formation s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges visant à renforcer une gouvernance transparente, inclusive et durable du secteur de la pêche au Cameroun. En aidant les communautés locales à jouer un rôle actif dans la gestion des ressources halieutiques, cette initiative vise à améliorer le respect de la réglementation en matière de pêche, à réduire la pêche illégale et à contribuer à la préservation des écosystèmes marins et des moyens de subsistance côtiers.
Boris NGOUNOU


