ONU : 287 scientifiques appellent à intégrer la faune sauvage dans les politiques climatiques

Lors d’une conférence de presse organisé dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dite SB64, qui se tient actuellement à Bonn, en Allemagne, du 8 au 18 juin 2026, au World Conference Center Bonn (WCCB), des scientifiques venus de 6 continents ont publié un consensus inédit sur le rôle de la faune sauvage dans la lutte contre le changement climatique. Ils sont 287 experts à appeler les gouvernements à intégrer les animaux sauvages dans les politiques climatiques mondiales. Selon une étude citée dans le document, la restauration des fonctions écologiques des espèces animales pourrait augmenter la séquestration du carbone jusqu’à 6,41 gigatonnes de CO₂ par an.


Lors d’une conférence de presse organisé dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dite SB64, qui se tient actuellement à Bonn, en Allemagne, du 8 au 18 juin 2026, au World Conference Center Bonn (WCCB), des scientifiques venus de 6 continents ont publié un consensus inédit sur le rôle de la faune sauvage dans la lutte contre le changement climatique. Ils sont 287 experts à appeler les gouvernements à intégrer les animaux sauvages dans les politiques climatiques mondiales. Selon une étude citée dans le document, la restauration des fonctions écologiques des espèces animales pourrait augmenter la séquestration du carbone jusqu’à 6,41 gigatonnes de CO₂ par an.

Pour la première fois, 287 scientifiques de premier plan, provenant de six continents — de l’Inde au Rwanda, du Chili à la Finlande — ont publié un consensus appelant les gouvernements à intégrer explicitement la faune sauvage et ses fonctions écologiques dans les politiques climatiques mondiales. L’initiative a été présentée lors de la 64e session des organes subsidiaires de la CCNUCC.

Selon les experts, les animaux sauvages jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat à travers des processus naturels tels que la dispersion des graines, le pâturage, la prédation et les déplacements. Ces mécanismes contribuent directement au stockage du carbone, à la fertilité des sols et à la stabilité des écosystèmes, mais restent largement absents des cadres climatiques actuels.

Le consensus s’appuie notamment sur une étude publiée en 2023 dans Nature Climate Change et dirigée par Yale University, selon laquelle la restauration des populations animales et de leurs fonctions écologiques pourrait augmenter la séquestration de carbone de 6,41 gigatonnes par an. Les chercheurs estiment que cette contribution pourrait combler une part importante de l’écart entre les solutions actuelles fondées sur la nature et les objectifs de limitation du réchauffement à 1,5 °C.

Les signataires appellent donc à une reconnaissance formelle de la faune sauvage dans les politiques de la CCNUCC, en complément des cadres déjà existants comme la Convention sur la diversité biologique. Ils soulignent que les animaux doivent être considérés comme des « alliés du climat », au même titre que les forêts ou les océans, afin de renforcer l’efficacité des stratégies mondiales d’atténuation et d’adaptation climatique.

Boris Ngounou

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