Cameroun : 4 ans d’actions et 4 mois de prolongation pour renforcer la lutte contre l’exploitation forestière illégale

L’organisation Field Legality Advisory Group (FLAG), en partenariat avec le World Resources Institute (WRI) et avec l’appui financier du Bureau international de lutte contre les stupéfiants et d’application de la loi des États-Unis (US-INL), a officiellement lancé à Yaoundé la phase d’extension de son projet de « Renforcement de la collaboration transfrontalière pour lutter contre l’exploitation forestière illégale dans le bassin du Congo ».

L’organisation Field Legality Advisory Group (FLAG), en partenariat avec le World Resources Institute (WRI) et avec l’appui financier du Bureau international de lutte contre les stupéfiants et d’application de la loi des États-Unis (US-INL), a officiellement lancé à Yaoundé la phase d’extension de son projet de « Renforcement de la collaboration transfrontalière pour lutter contre l’exploitation forestière illégale dans le bassin du Congo ».

Réunis le 2 juin 2026 au MANSEL Hôtel de Yaoundé, les représentants du ministère des Forêts et de la Faune, des Douanes, du Programme de sécurisation des recettes forestières (PSRF), du ministère de la Justice et plusieurs partenaires techniques ont examiné les modalités de mise en œuvre de cette nouvelle étape. Depuis son démarrage il y a quatre ans, le projet a permis de former des agents des Eaux et Forêts, des Douanes, des Impôts, ainsi que des magistrats à l’utilisation d’outils technologiques de surveillance et de traçabilité forestière tels qu’Open Timber Portal, Global Forest Watch, l’Atlas forestier interactif, e-CITES et le SIGIF II. Cette phase d’extension intervient dans un contexte de forte pression sur les ressources forestières du bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical au monde après l’Amazonie. Selon les responsables du projet, les différentes phases ont également permis d’intégrer les écoles de foresterie et d’environnement, notamment l’École de Faune de Garoua, les instituts ISABEE d’Ebolowa et de Bélabo, ainsi que le CRESA Forêt-Bois de Yaoundé. En avril 2026, le projet a bénéficié d’une prolongation de quatre mois afin de consolider les acquis, à travers des évaluations post-formation, des séances de coaching et de nouvelles actions de sensibilisation ciblant désormais les enseignants des établissements spécialisés. Les organisateurs entendent ainsi renforcer l’appropriation des outils numériques de contrôle forestier et améliorer la coopération entre administrations impliquées dans l’application de la loi forestière.
Pour Horline Njike Bilogue Mvogo, Secrétaire générale de FLAG, cette nouvelle étape constitue un tournant important : « La phase d’extension de ce projet représente bien plus qu’une prolongation technique : c’est la confirmation que la lutte contre l’exploitation forestière illégale dans le bassin du Congo exige une mobilisation durable et concertée. » Selon elle, les quatre années d’expérience accumulées démontrent que les outils technologiques, lorsqu’ils sont maîtrisés par les administrations concernées, deviennent de véritables leviers de changement. À travers cette extension, FLAG ambitionne de consolider les mécanismes de collaboration transfrontalière, d’améliorer la détection des infractions forestières et de contribuer à une meilleure gouvernance des ressources naturelles dans une région essentielle à la biodiversité mondiale, au climat et au développement durable.

Boris Ngounou

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